Charte éditoriale
Huit règles s'appliquent à tout contenu publié sous la bannière « Hier pour Demain », qu'il s'agisse d'une fiche, d'un podcast ou d'une conférence.
Exactitude
Chaque date et chaque chiffre est vérifié dans au moins deux sources reconnues. Quand les historiens débattent, on donne la fourchette et on le dit.
Dignité des victimes
On raconte sans montrer. Pas d'images choquantes, pas de détails macabres, des victimes nommées comme des personnes et pas seulement comme des nombres.
Adapté à l'âge
Au primaire, un récit, un héros, une valeur. Au secondaire, les causes, les mécanismes et le débat.
Les mots justes
On emploie la terminologie des Nations Unies et des historiens (par exemple « génocide perpétré contre les Tutsi »), et on explique chaque mot difficile.
Toujours un Juste
Chaque histoire sombre montre aussi quelqu'un qui a résisté, protégé ou reconstruit. L'élève doit sortir avec de l'espoir et un modèle.
Et chez nous ?
Chaque fait est relié au Bénin : un lieu, une personne, une date, une leçon pour notre vivre-ensemble.
Faits, pas procès
On décrit les faits établis, sans juger les peuples ni les gouvernements d'aujourd'hui.
Penser par soi-même
Chaque contenu se termine par une question ouverte. L'objectif est de former des citoyens qui réfléchissent, pas de faire réciter.
Le gabarit normalisé d'une fiche
Les mêmes rubriques pour chaque fait. Un auteur qui ajoute un fait à la saison 2 remplit ces champs, ni plus ni moins.
Version primaire CM1 – CM2
- Le récit : 150 à 180 mots, au passé, sans détail violent, avec au moins une figure positive.
- Le mot à retenir et sa définition simple.
- La valeur que porte l'histoire.
- Une question pour la discussion en classe.
Version secondaire 6e – Terminale
- Contexte, déroulé en étapes datées, bilan chiffré et sourcé (fourchettes si débat).
- Pourquoi c'est arrivé : les mécanismes.
- Et après : justice, mémoire, réparations.
- Et chez nous ? : le lien avec le Bénin.
- Pour débattre : deux ou trois questions ouvertes.
Commun aux deux niveaux
- Identifiant, zone (Bénin, Afrique, Monde), période, lieu.
- Une phrase-résumé et l'âge recommandé.
- Trois questions de quiz avec explication.
- Trois sources de référence au minimum.
Comment le diffuser sans toucher aux programmes
Le dispositif reste hors curricula. Il s'appuie sur des moments et des canaux qui existent déjà.
Les canaux
- Conférences « Mémoire » : une par mois dans chaque établissement, animée par un enseignant formé ou un historien invité.
- Podcasts : diffusés sur la plateforme de l'ABT-E, sur les radios communautaires et scolaires, et en fichiers légers partageables par messagerie.
- Clubs Mémoire : les élèves du secondaire produisent leurs propres épisodes et expositions.
- Hors ligne : clés USB et cartes mémoire pour les écoles sans connexion, lecture sur haut-parleur.
- Journées repères : 7 avril, 1er août, 25 mai, 16 juin, 10 décembre.
Séance type de 45 minutes
Points de vigilance
Les enfants
Aucune image de violence, aucun détail macabre. Prévenir les élèves avant les sujets lourds, laisser la parole ouverte, signaler à l'équipe pédagogique un élève troublé. Certains élèves peuvent avoir une histoire familiale liée aux faits évoqués.
La diplomatie
Plusieurs fiches touchent des pays partenaires (Nigeria, France, Allemagne, Rwanda). Le contenu s'en tient aux faits établis et à la terminologie des Nations Unies, sans jugement sur les gouvernements actuels.
La validation
Chaque fiche est relue par le comité scientifique (historiens de l'UAC, inspecteurs pédagogiques, psychologue scolaire) avant toute diffusion : deux avis favorables sur la version exacte publiée.